Toute personne voulant entreprendre et se mettre à son propre compte doit avoir comme principales qualités la détermination et la persévérance.

La détermination est même le caractère principal auquel on fait référence lorsqu’on pense à un entrepreneur.

Par conséquent, lorsque vous voulez entreprendre ou si vous avez déjà votre propre entreprise, vous devrez vous armer de persévérance et de détermination. Sans cela, vos affaires ne prospéreront que difficilement.

Il émerge, de nos jours, une nouvelle génération d’entrepreneurs qui chamboulent les méthodes traditionnelles d’entrepreneuriat : ce sont les solopreneurs.

Même si l’étymologie de ce néologisme laisse deviner le sens du concept solopreneur, il n’en demeure pas moins que la notion même est plus profonde et complexe. Ainsi, le solopreneur se différencie de l’entrepreneur sur plusieurs points.

Comprendre les particularités du solopreneur nécessite, premièrement, de définir clairement sa notion et celle d’entrepreneur. Ensuite, il sera aisé d’identifier les secteurs les plus porteurs pour un solopreneur.

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1. Qu’est-ce qu’un solopreneur ?

Concept assez récent, le terme solopreneur est apparu dans la dernière décennie, et est le fruit d’une velléité à apporter une appellation précise à toute situation sociale. En dépit de son étymologie simple et imagée, différentes interprétations du terme ont été émises.

Ces interprétations portent principalement sur les liens que le solopreneur peut établir avec les tiers, partenaires commerciaux et autres.

Ainsi, lorsque certains lient la notion de solopreneur strictement à l’activité qu’il peut mettre sur pied, d’autres l’élargissent pour intégrer l’intégralité de la valeur ajoutée engendrée par ses efforts.

En dépit de ces divergences, tous s’accordent à définir le solopreneur comme toute personne qui crée et gère son activité sans employés directs ni associés.

Il fait ainsi le choix de créer son entreprise, de l’exploiter et de travailler sur le long terme sans avoir recours à une personne étrangère pour le fonctionnement interne.

Ainsi, le solopreneur exécute lui-même toutes les tâches relatives à la gestion et à l’administration de son entreprise.

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2. Qu’est-ce qu’un entrepreneur ?

L’entrepreneur est une personne qui a une totale indépendance dans son emploi et est seul responsable de ses actes.

Ainsi, il n’est soumis à aucun lien de subordination hiérarchique. Libre de choisir ses fournisseurs, clients et sous-traitants, d’organiser à sa guise son horaire de travail, il se démarque du salarié.

L’entrepreneuriat se démarque également des contrats de mission en ce sens que l’entrepreneur ne reçoit pas de directives, pas d’ordres, encore moins de sanctions.

Enfin, aucune personne ne peut contrôler, ni même superviser le travail d’un entrepreneur. Il est ainsi le seul décideur des orientations stratégiques que prendra son entreprise.

Pour ce faire, il prend toutes les décisions qu’il juge opportunes concernant l’évolution de ses affaires et dans l’intérêt de l’entreprise. Il est le seul garant de la bonne exécution des décisions prises.

S’il agit seul dans la conduite de ses activités, l’entrepreneur peut recourir à un personnel pour la gestion de son entreprise. De ce fait, l’entrepreneur devient un pourvoyeur d’emplois à toute personne dont il juge les compétences bonnes pour aider son entreprise à se développer.

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3. Quelles sont les différences entre un solopreneur et un entrepreneur ?

S’il est dit que tout solopreneur est, à la base, un entrepreneur, la réciproque n’est pas vraiment exacte. En effet, outre leur mode de gestion et leur motivation, solopreneur et entrepreneur se différencient en bien des points.

 

I/ Deux fonctions différentes dans l’administration de leur entreprise

Toute entreprise a un schéma traditionnel de fonctionnement qui impose une spécialisation des fonctions et des rôles.

Par exemple, un comptable se charge de la gestion des finances et de la tenue des comptes. Le responsable du personnel sera, lui, garant du management des équipes chargées d’exécuter les tâches. Chaque maillon effectue ses tâches et se spécialise dans son domaine.

Pendant que l’entrepreneur délègue ces tâches à une équipe qu’il a recrutée personnellement, le solopreneur assure seul toutes les différentes fonctions. Il est le seul à remplir toutes les tâches relatives aux différents aspects de son entreprise.

Ainsi, il s’occupe de la vente, de la publicité, de la tenue des comptes et des relations clients. Sans considération des charges de travail que cela induirait, il assume tout le fonctionnement de l’entreprise.

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II/ La limitation de la taille de l’entreprise

Pendant qu’un entrepreneur cherche à se développer au maximum, le solopreneur préfère une ampleur modeste, et ne vise pas à bâtir de grandes structures.

En effet, limiter la taille de son entreprise permet au solopreneur de la gérer plus facilement et de garder une certaine liberté. Une trop grande entreprise demandera plus de temps pour régler certains aspects indispensables à son fonctionnement.

Au contraire, l’entrepreneur, une fois ses objectifs initiaux atteints, s’entourera d’une équipe plus grande avec laquelle il définira de nouveaux challenges.

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III/ Des objectifs restreints

Un entrepreneur développe généralement beaucoup d’idées et d’innovations qu’il tente de concrétiser. La preuve en est qu’il peut procéder à la création d’une multitude d’entreprises au cours de sa vie.

Au gré des opportunités qui se présentent à lui, il mobilise ses efforts pour rentabiliser au maximum ses affaires. Sa mentalité est toujours tournée vers le prochain marché, la prochaine opportunité. Il réfléchit même aux palliatifs en cas d’échec.

Par contre, un solopreneur mise plus dans une seule opportunité sur le très long terme afin de la gérer au mieux tout seul. En effet, étant seul à entièrement gérer son affaire, le solopreneur n’a pas tendance à se disperser sur des affaires n’ayant aucune connexion entre elles. Il se sentira rapidement dépassé et étouffé.

Même s’il arrive qu’on voie un solopreneur faire plusieurs activités à la fois, on réalise, en regardant de plus près, que toutes ces activités sont connexes ou inter-liées.

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IV/ Une meilleure emprise sur leur emploi du temps

Le solopreneur, en agissant complètement seul, n’a de décisions à prendre que sur les questions immédiates. Il est donc libre de planifier à sa guise son calendrier d’affaires sans se soucier de l’avis de qui que ce soit en dehors du sien.

Pas de réunion de personnel, pas de négociations pour des avantages sociaux, pas de rapport d’étape à étudier. Tout ceci permet au solopreneur de dégager énormément de temps libre pour se consacrer à ses loisirs ou à la prospection en vue de faire fructifier son entreprise.

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4. Quelle entreprise pour le solopreneur ?

Grâce aux possibilités qu’offrent les technologies, de nombreuses activités sont propices pour un solopreneur. Les plus rentables se font généralement sur la toile.

I/ E-commerce

L’avantage du e-commerce est que cela ne nécessite pas vraiment un grand capital pour démarrer. Cet atout fait du e-commerce la principale activité choisie par une majorité de solopreneurs.

Les boutiques virtuelles vous apportent toutes les aptitudes nécessaires pour la gestion d’un magasin physique, la logistique d’approvisionnement, l’écoulement de produits, les stratégies de vente et même la gestion comptable.

Tout ceci, sans demander les lourdes dépenses liées à l’implantation physique de point de vente. Le e-commerce est également le meilleur point de départ si l’on envisage d’entreprendre dans la distribution.

De plus, le second avantage est la possibilité de démarrer ses activités sans avoir nécessairement de trésorerie. Les techniques de drop servicing, par exemple, ou encore de dropshipping, sont idéals pour démarrer vos activités.

Vous débuterez sans apport en tant qu’intermédiaire, et commencerez à constituer votre capital à partir de vos premiers clients. C’est une méthode très efficace pour rapidement se faire des revenus.

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II/ Freelance

Les travailleurs freelances constituent la deuxième catégorie de solopreneurs typiques.

Le secteur de freelance est de plus en plus en développement, car beaucoup de personnes s’y lancent, même si c’est à temps partiel. Il existe également un large éventail de secteurs dans lesquels vous pourrez vous lancer en freelance.

À part la rédaction, la comptabilité et la photographie, la plupart de ces secteurs ont également trait au numérique. On peut citer, sans être exhaustif, la programmation, la conception de site web, la gestion des médias sociaux ou la conception graphique.

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III/ Conseil, coaching, accompagnement

Ici, il est nécessaire d’avoir des expériences avérées dans le domaine ; le coach ou conseiller étant sollicité pour son parcours et son savoir. C’est ce savoir même qui constitue sa valeur marchande.

Bien que ce secteur soit hautement élitiste, les coaches, conseillers et accompagnateurs sont heureusement sollicités dans tous les domaines : développement personnel, sport, santé, motivation et même gestion des affaires.

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IV/ Vendre du contenu en ligne

La vente de contenu en ligne est la version 2.0 de l’organisation de conférences. Vous pourrez générer un revenu passif en vendant sur support numérique, vos partages d’expériences, votre parcours et vos connaissances.

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5. Conseils aux futurs solopreneurs

Lorsqu’on ambitionne devenir solopreneur, il faut impérativement faire preuve de détermination et de persévérance, comme c’est exigé des entrepreneurs.

Toutefois, au lieu de chercher à vite faire grandir vos activités, focalisez-vous sur la seule que vous avez entamée afin d’en tirer le meilleur sur le très long terme.

Enfin, par un souci de gestion optimale de votre temps, automatisez les différentes tâches. Par exemple, vous pourrez vous procurer des outils comme les assistants virtuels pour la gestion des commandes, la planification des envois de vos messages, etc.

 

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